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Département Sciences de l'Education et de la Formation des Adultes

Portraits d'étudiants

Découvrez quatorze portraits d'anciens étudiants du département SEFA

Dominique DUPREZ

Après 35 années d’activités professionnelles diverses en tant qu’hôtesse d'accueil et de réception en hôtellerie et en milieu hospitalier, puis en tant que secrétaire chef de ventes dans un organe de presse, et enfin en tant qu’assistante de direction dans une société de commercialisation de volets roulants, j’ai repris mes études à l’âge de 52 ans à la suite d’une Validation des Acquis Professionnels (VAP). Ce point d’étape m’a permis de m’orienter et d'entamer un parcours de Licence en alternance, suivi d’un Master Sciences de l'Éducation et Formation des Adultes. Mon cursus de formation a été valorisé en 2014 par le Prix Spécial du Jury André Lebrun, destiné à récompenser un auditeur de la Formation Continue terminant un parcours exemplaire.

A l’issue du Master, j’ai été embauchée par mon expert professionnel que j’avais sollicité pour la soutenance de mémoire. Actuellement, je suis Secrétaire Générale au sein d’une organisation patronale, j’ai en charge le champ de la formation, notamment avec la mise en place d’outils pédagogiques avec des témoignages de chefs d’entreprises à destination des collégiens, des lycéens et des apprentis de CFA.

Abdelhadi EL-HAMDI

Ce diplôme, le Master Sciences de l'éducation - Formation des Adultes, parcours Ingénierie de Formation, est le fruit de deux années d’études que j’ai suivies en formation entièrement à distance. L’accès à cette formation a été facilité par l’obtention d’une allocation de l’AUF : Agence Universitaire de la Francophonie.  La formation à distance telle que proposée par le SEFA m’a permis de conserver mes responsabilités professionnelles au sein d’une université publique au Maroc, pendant le temps de la formation  

Formé en multimédia et Technologies du Web, j’étais assistant des Technologies de L’Éducation et formateur-animateur d’ateliers au Center for Learning Technologies (CLT) en 2014 et j’avais besoin d’un Master pour conforter mes connaissances en ingénierie de formation afin de pouvoir ensuite évoluer professionnellement. En cours d’année de master, j’ai traversé une période difficile qui a provoqué une réorganisation de la formation sur deux ans.  Réussir à concilier les responsabilités professionnelles, familiales, et l’investissement dans la formation est un challenge qu’il n’est pas facile à relever. Mais l’accompagnement et les échanges avec l’équipe m‘ont permis de faire le point, de réorganiser ma formation et de continuer mon parcours jusqu’à la fin : l’obtention du master avec la mention "Bien".

Cette formation est et restera un moment fort dans ma professionnalisation. Ce master a été pour moi un véritable tremplin. Il m’a permis d’une part, d’approfondir mes connaissances dans le domaine de l’ingénierie de formation et d’expérimenter des méthodologies et d’autre part, de me plonger dans la recherche universitaire et d’explorer d’autres horizons notamment scientifiques.  Le champ professionnel et universitaire qui vient de s’ouvrir devant moi m’incite à m’engager dans d’autres projets professionnels et académiques de longue durée.

Olivier NOURRY

Pendant plus de dix ans, j’ai été développeur puis chef de projet informatique. Dans le cadre d’un projet de reconversion, j’ai intégré la licence SEFA en septembre 2011, en vue de devenir formateur interne. Mais, la situation financière de l’entreprise dans laquelle j’étais s’est dégradée et, en septembre 2012, j’ai finalement décidé de poursuivre mon parcours jusqu’en première année de Master SEFA.

Cette première année de Master est l’année qui m’a le plus marqué. Au sein de la promotion d’étudiants, nous étions amenés à conduire un projet de formation sous plusieurs angles : analyse de l’activité, montage vidéo, didactique professionnelle, création de site web.... Cette démarche était passionnante et l’ambiance de groupe était vraiment incroyable.

J’ai réalisé mon stage de première année de Master chez Norauto et j’ai été embauché en CDI en juillet 2013. En parallèle de ma nouvelle activité, j’ai finalisé mon parcours universitaire par la seconde année de Master IPM, en enseignement à distance, de septembre 2013 à mars 2015.

Aujourd’hui, je suis Digital Learning Manager chez Norauto et je suis en charge de l’offre de formation digitale, des projets d’E-learning, où je mêle analyse et conception de dispositifs innovants, à base de classes virtuelles, de réalité augmentée et de Mobile Learning.

Françoise SOEUR

J’ai une formation initiale en conduite de travaux, qui correspond à un niveau bac +2 obtenu en 1995. A partir de cette qualification, pendant 5 ans, j’ai évolué dans mes fonctions en passant d’assistant à conducteur de travaux, en France mais aussi à l’étranger. Au fil de ces années, je me suis orientée vers la prévention dans le domaine de la construction et j’ai exercé sur chantier et au siège, à la fois en France et à l’étranger.

Lorsque la direction de l’entreprise a souhaité créer un programme de formation spécifique pour les ouvriers et les chefs d’équipe, le poste m’a été proposé du fait de mon expérience des travaux et de la prévention. Depuis 2012, j’ai la responsabilité d’un programme allant de l’identification des besoins jusqu’à la délivrance des formations, avec l’animation d’un groupe de 8 à 10 formateurs occasionnels.

Avant ma prise de poste de responsable formation, j’ai eu l’opportunité d’être formateur occasionnel interne. J’ai eu envie de mieux comprendre ce que je faisais et d’aller plus loin. Je me suis mis à la recherche d’une formation à distance, réalisable en parallèle de mon activité professionnelle. Avant de m’inscrire à l’université, j’ai testé ma capacité à suivre une formation à distance dans la durée en participant à des MOOC. Finalement, je me suis inscrite en première année de Master SEFA en 2014-2015 et j’ai poursuivi mon parcours avec le Master SEFA, parcours Ingénierie de formation (2015-2016)..

L’organisation de la formation à distance m’a permis de continuer à mener mes vies professionnelle et personnelle de concert. Ce qui m’a le plus surprise en début de première année de Master a été la création assez rapide d’un groupe d’étudiant : je ne me suis pas retrouvée seule derrière mon écran, mais vraiment au sein d’un collectif avec des motivations et des intérêts communs, et surtout avec l’envie de partager et d’échanger. A ce jour, j’ai gardé le contact avec plusieurs étudiants des deux années de Master.

Dès ma reprise des études, j’ai été soutenue par ma hiérarchie. Les sujets des deux mémoires correspondaient à des sujets utiles pour l’entreprise. Le travail effectué en première année de Master s’est concrétisé par une application directe sur chantier : le déploiement d’une formation pour un public de salariés. Même si cette action entre dans le cadre de mon poste actuel, elle n‘aurait pas forcément été déployée de cette façon sans la réflexion menée au cours de l’année universitaire avec l’accompagnement de ma directrice de mémoire et de l’équipe enseignante. Mon entreprise a apprécié l’approche proposée.

Enfin, suite à la seconde année de Master, mon entourage professionnel s’est rendu compte des apports de la formation universitaire et de l’évolution possible des démarches de formation actuelles de l’entreprise. La direction m’a confié la responsabilité d’une expérimentation : créer et déployer une formation à distance, un SPOC. La préparation a débuté mi-2015 et le déploiement a eu lieu en octobre 2016. Ce format de formation, tout nouveau pour l’entreprise, a remporté un franc succès. La formalisation du retour d’expérience est en cours et une réflexion autour de la digitalisation des formations s’accélère.

Cédric LORIDAN

Avant mon entrée en Licence Professionnelle Gestion et Accompagnement des Parcours Personnels et Professionnels (GA3P) en septembre 2014, mon champ professionnel était celui de la logistique. Après avoir obtenu un bac C en 1990 et m'être “perdu” en DEUG Mathématiques, Informatique et Applications aux Sciences, j’ai travaillé 25 ans dans ce domaine, tout d'abord comme préparateur de commande, puis comme responsable logistique.

Je me souviens encore parfaitement de l'angoisse qui a accompagné mes premières journées de rentrée universitaire . Après avoir quitté le système scolaire après tant d’années, il me fallait ré-apprendre à apprendre. La richesse des différents profils de mes camarades de promotion a été très marquante et certaines rencontres resteront encore dans ma mémoire encore longtemps.

La licence professionnelle ne vise pas la poursuite d'études, aussi, dès son obtention je me suis mis en recherche d’un nouvel emploi. J'ai ainsi pu développer une nouvelle expérience en intégrant la Mission Locale d'Armentières en tant que conseiller Garantie Jeunes. Le contact avec les moins de 25 ans aura été une nouvelle source d'apprentissage. Par la suite, j'ai intégré le Pôle Emploi d’Armentières, où j’ai retrouvé une collègue de promo.

La licence a été une telle révélation, initiatrice d'un réel questionnement, qu’encore aujourd’hui, je poursuis mon apprentissage en lisant des ouvrages, des articles ou en assistant à des conférences, notamment au département SEFA.

Ingrid SORIAUX

Aujourd’hui, je suis chargée de formation pour le groupe de services funéraires OGF, poste que j’ai décroché sur Paris un mois après l’obtention du Master Ingénierie de Formation.

Mon parcours débute en 2007 après l'obtention d’un Bac Littéraire, j’enchaîne alors avec deux années de classe préparatoire que je valide par une Licence de Lettres Modernes. Très intéressée par l’accompagnement, je m’oriente vers une Licence Professionnelle de conseillère en emploi, formation et insertion à l’Université de Bordeaux 2, ponctuée par deux stages dans des organismes de formation professionnelle.

Forte de ces expériences, je décide d’intégrer à Lille, un Master professionnalisant en Ingénierie de formation en alternance. En première année de Master, je réalise un stage dans la mutuelle santé Humanis, et en Master, au sein de la société de crédit SOFINCO. Ce qui m’a beaucoup plu dans le Master, c’est que les intervenants sont complémentaires : il y a, à la fois, des professionnels qui apportent des outils et des exemples concrets, et à la fois des enseignants qui permettent d’analyser les pratiques de la formation professionnelle. L’alternance est bien pensée et contribue à développer des compétences en entreprise tout en enrichissant nos connaissances lors des enseignements.

Mon rôle, en tant que chargée de formation, consiste à concevoir des programmes de formation (contenu et déroulement pédagogiques), à animer les sessions, suivre et évaluer les conseillers obsèques, les maîtres de cérémonie, les personnels de crématoriums. Ce secteur d’activité m’était inconnu mais j’étais curieuse de découvrir le fonctionnement du monde du funéraire.

Enosch DJIEZON

Avant de m’inscrire dans un parcours au département SEFA, j’étais déjà titulaire d’un DUT en Commerce et Administration des Entreprises et d’un diplôme d’ingénieur en marketing-communication en Côte d’Ivoire, pays dans lequel je vis. Grâce à ces deux qualifications, j’ai pu intégrer en 2002 un institut de formation supérieure, Sup’Management, en tant que responsable de communication. Au cours de mes 13 années d’expérience, j’ai eu l’opportunité d’animer des cours de marketing et c’est de là qu’est venue ma passion pour la formation.

En septembre 2015, grâce à un financement de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), je me suis inscrit en Master Ingénierie de la Formation et Recherche en Formation d’Adultes (M2 IF-RFA), que j’ai obtenu avec mention. Dans ce parcours d’enseignement à distance, nous étions des étudiants aux parcours académiques différents, vivant dans des pays différents, répartis sur plusieurs continents. Nous avons pu échanger, contribuer et travailler ensemble à l’aide de ressources et d’outils numériques en ligne.

Je souhaite poursuivre mon parcours en vue d’obtenir un Doctorat en Sciences de l'Éducation, tout en poursuivant à la fois les projets de développement de learning centers de l’Institut de Management et des Technologies d’Abidjan et mon activité de consultant pour une plateforme électronique d’auto-évaluation formatrice.

Xavier NICOLAS

Professeur des écoles depuis l’an 2000, j’ai toujours cultivé mon appétence pour le numérique, cela m’a conduit à prendre des responsabilités au sein du collège où je travaillais d’abord au niveau technique en tant qu’administrateur de l’ENT, puis dans la formation des collègues. Recruté à l’IUFM en 2009, j’assure depuis la formation aux usages pédagogiques du numériques auprès des futurs instituteurs.

Cependant, faire reconnaître mes compétences numériques restait un enjeu, une rencontre fortuite avec un ancien IPM (fils d’un collègue) m’a poussé à reprendre les études en Master IPM en 2011. L’année fut riche et je ne suis pas prêt d’oublier une séance de travail collaboratif avec des pairs de la Guadeloupe, la Côte d’Ivoire et la Thaïlande… Entre les différences culturelles, notamment sur les notions de travail, d'exigence, les coupures d'Internet pour cause de restriction d'électricité obligeant certains à des recharges de crédits à l'épicier du coin, les tensions politiques qui influençaient le quotidien des étudiant, nous avons beaucoup appris à travailler ensemble. Au cours de cette année, j’ai rencontré des gens formidables issus d'horizons professionnels et culturels variés qui m'ont parfois ouvert les yeux. J'ai surtout pris conscience que j'étais capable de soutenir une charge de travail importante, ce que je ne soupçonnais pas, cela m'a donné confiance et le goût de développer encore plus mes compétences et même si j’ai dépassé le seuil des 40 ans.

La formation à distance au sein de mon université est en très forte croissance, cependant mon statut de formateur m’empêche d’être reconnu comme ingénieur. Je suis devenu une personne ressource très mobilisée par les collègues mais dont le travail peine à se retrouver dans le logiciel de saisie des services universitaires… Certes, la reconnaissance de ces compétences aurait pu se faire en rejoignant les services centraux et le pôle TICE. Mais je pense que la place d’un ingénieur pédagogique est aussi dans les sites délocalisés dans lesquels des enseignants ont besoin d’un accompagnement de proximité pour la scénarisation ou la médiatisation des contenus. Sur ces sites éloignés, développer la formation à distance semble une réponse aux baisse des effectifs. Puisque je ne souhaitais pas quitter mon lieu de vie, j'ai fait le deuil d'une reconnaissance institutionnelle du statut d'ingénieur pédagogique.

Malgré cela, la dynamique que le master avait insufflée n'est pas retombée et j'ai donc cherché à prolonger les questionnements vis à vis du numérique et de la formation. J'ai tenté un premier départ en thèse autour de la thématique des MOOC, mais l'isolement géographique et mon approche encore trop façonnée par mon identité de formateur et d'ingénieur n'ont pas permis de donner suite. Le DUREN a été pour moi une opportunité pour formaliser au niveau institutionnel ma volonté d'évoluer vers la recherche. Ce DU m'a permis de faire évoluer ma façon de voir la recherche, il m'a conforté dans mon projet professionnel et m'a apporté la légitimité et le réseau pour construire un projet de thèse motivant, cohérent avec mon contexte personnel et professionnel.

 

Annabelle SUTTER

Plus jeune, je me destinais à l'enseignement et c'est par opportunité du marché de l'emploi en 1991 que je me suis finalement orientée vers l'informatique. Après une formation d'un an à l'AFPA j'ai travaillé pour des grands groupes industriels comme PSA (Peugeot Citroën), Electrolux, EDF avant de devenir Responsable des Tests AN 2000 chez Eurotunnel. Puis en 2000, j'ai intégré le service informatique d'Auchan et j’y suis restée plus de 15 ans. Quand on crée des solutions informatiques, il faut aussi former leurs utilisateurs. Et c'est ainsi que je me suis découvert une passion pour la formation. J'avais vraiment besoin d'acquérir des notions théoriques liées à l’Éducation et à la Formation des Adultes tout en restant proche du terrain pour les mettre en pratique et gagner en expérience ; c'est pour cela que j'ai choisi d'intégrer le parcours professionnalisant de la licence SEFA (trois jours de cours et deux jours de stage) sur l'année étudiante 2014-2015 et j'y ai trouvé bien plus que ce que j'imaginais puisqu'au delà des cours de pédagogie et de psychologie, j'ai assisté à des cours de droit de la formation, de sociologie, de didactique, d'économie, d'études comparées, de méthodologie, de scénarisation.

Intégrer une formation au sein du Département des Sciences de l’Éducation et de la Formation des Adultes, c'est suivre des cours dispensés par des enseignants chercheurs qui mettent en pratique des démarches pédagogiques et utilisent des outils pédagogiques adaptés à des groupes d'apprenants. C'est aussi apprendre en collaboration avec des étudiants qui sont, soit en formation initiale, soit en formation continue et qui ont des parcours de vie très différents. A la fin de l'année universitaire, il m'a fallu neuf mois pour trouver un poste de formatrice conceptrice en CDI. C'est long et finalement pas tant que ça car j'ai eu plusieurs entretiens, dont un rendez-vous pour un poste de formatrice à l'AFPA. J'avais déjà tenté de trouver un emploi de formatrice avant l'obtention de la licence mais mes candidatures étaient restées sans réponse. C'est sûr que le diplôme et la mention (Très Bien) ont fait toute la différence ! C'est finalement une entreprise spécialiste de la livraison de colis qui m'a proposé un poste presque “sur mesure” de conception de déroulés pédagogiques, d'animation de formations en poste d'opérateurs logistiques à la distribution de colis et à l’accompagnement au changement des managers. Je suis amenée à me déplacer sur toute la France et à travailler aussi de nuit. Mes compétences sont reconnues dans mon entreprise où j'ai même parfois le rôle de responsable pédagogique. J’adore mon métier !

Suivre un parcours à l'université est finalement assez accessible grâce au Fongecif pour les salariés ou aux aides de pôle emploi pour les personnes en situation de recherche d'emploi. Pour réussir ce projet universitaire, une des conditions est qu’il soit également un projet familial. L’année de formation est une année pour soi. C'est une année qui demande beaucoup de travail au quotidien mais qui apporte un avenir. Alors, lancez-vous !

 

Tsira HAMBA

De formation initiale en génie mécanique, j’ai eu des responsabilités dans la maintenance industrielle avant d’en venir à la pédagogie. Le métier de formateur en Mécatronique, puis en maintenance industrielle m’a donné l’envie de reprendre des études dans le domaine de l’ingénierie pédagogique multimédia. Ne pouvant quitter le territoire pour un an et demi d’études, je l’ai réalisé en formation à distance.

En septembre 2016, j’ai validé mon master Master en Sciences Humaines et Sociales, parcours Sciences de l’Éducation, mention Ingénierie en Pédagogie Multimédia et Recherche en Formation des Adultes (IPM RFA).

La formation suivie au sein du Département SEFA est, de mon point de vue, vraiment intéressante tant sur le plan de la recherche académique que sur le plan de l’application professionnelle. Et je garde de cette année et demi d’études de très bons et riches souvenirs des travaux collaboratifs, des échanges à distance via la plateforme et via les visio-conférences.

En 2016, j’ai eu une promotion, je suis devenu directeur des Établissements auprès du Ministère de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (MEETFP) d'Antananarivo à Madagascar.

A partir d’avril 2017, j’aimerais suivre la formation préparatoire au Doctorat dans le cadre de la Recherche pour l’Éducation Numérique (REN), proposée par l’Université de Lille - Sciences et Technologies;

 

Jordane PAQUET

Souhaitant être professeur d’EPS, j’ai orienté mon parcours postbac vers une licence STAPS à l’URCA de Reims (obtenue en 2007). Puis, attiré par le domaine de la formation à distance assistée par des supports multimédia ludiques, je suis arrivé à Lille en 2007 pour intégrer une première année de Master à Lille 2 afin de préparer mon entrée en Master Ingénierie Pédagogique Multimédia. Je l’ai obtenu en septembre 2009.

J’ai beaucoup apprécié le contexte et le format de la formation IPM, très orienté sur le partage d’expériences, l’échange, la découverte des autres et le système D. Le Master IPM est très formateur et structurant pour la vie professionnelle car il nous apprend à devenir autonome en nous appuyant sur les ressources et les compétences disponibles autour de nous. Ainsi, au-delà de la technicité acquise en IPM (scénarisation multimédia, gestion de projet, développements, etc), c’est surtout l’humain et la capacité à devenir une réelle interface entre différents profils techniques et stratégiques que je retiens.

A l’issue du Master IPM, j’ai intégré un studio de jeu vidéo, nommé "Les Studios Donuts" dans la Drôme. Je souhaitais peaufiner mes compétences et construire ma carrière dans le domaine du serious game. Très rapidement, j’ai créé un blog sur les jeux sérieux. Ce blog m’a permis d’être repéré, puis recruté en tant que concepteur pédagogique en 2009 au sein d’une agence parisienne spécialisée dans la création de sites internet, agence qui était également influente sur le marché du serious game : "Interaction Multimédia". J’ai eu l’occasion d’évoluer dans l’agence et rapidement, j’ai créé un pôle, nommé Interaction Games, spécialisé dans la création et l’édition de serious game. Je suis devenu en 2010 "Responsable de l’activité E-Learning & Serious Game" et, depuis 2012, je suis "Directeur Associé" de la société.

Emmanuelle FRIDERICI

Titulaire d’une maîtrise des sciences du langage, j’ai exercé plusieurs missions dans le champ de la remédiation à l’illettrisme en tant que formatrice, coordinatrice d’un dispositif d’Atelier de Pédagogie Personnalisé (APP) ou encore chargée d’études dans un centre de ressources.

Lorsque, en 2014, je prends contact avec le Département des Sciences de l'Éducation et de la Formation des Adultes de Lille, je suis consultante et formatrice de formateurs dans une structure spécialisée dans l’ingénierie de formation des salariés de premier niveau de qualification. A cette période de ma carrière, je recherche à la fois une reconnaissance de mes compétences, une qualification officielle correspondant à mes missions sur le terrain et aussi la nécessité de confronter mon expérience à des référents théoriques.

En 2014, j’ai intégré le Master Ingénierie de Formation et Recherche en Formation des Adultes à distance.

Le cadre de travail proposé pendant la formation m’a permis d’être plus rigoureuse et plus claire dans la rédaction de propositions de formation, comme notamment dans le cadre de réponse à appel d’offre. Ainsi, j’ai candidaté sur des marchés pour lesquels je n’aurais pas osé déposer de dossiers auparavant et j’ai d’ailleurs été retenue ! Globalement, je peux dire que j’aborde les choses de manière beaucoup plus méthodique et que cela me permet de gagner du temps.

Comme l’enseignement se fait à distance, les échanges entre pairs sont très formateurs et nous mettent en situation de collaboration, contribuant à développer des compétences de travail en équipe pluridisciplinaire et multiculturelle.

Elisabeth MELAUNAY

Pendant 18 ans, j’ai été infirmière dans des structures privées et publiques. Je suis devenue cadre de santé, en me qualifiant et en exerçant la fonction de manager d’une équipe paramédicale pendant 5 ans. Puis, j’ai eu l’opportunité de travailler dans un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) pour lequel j’ai été responsable de la formation des aides-soignants pendant plus de 4 ans. A ce moment-là de ma vie professionnelle, j’ai réalisé que je me faisais une représentation erronée du métier de formateur. Je manquais de compétences pédagogiques. De ce fait, j’ai choisi de me rapprocher du Département SEFA afin de préparer, à distance, un Master Ingénierie de formation et de la Formation des Adultes.

Ce qui m’a marquée pendant ces deux années de Master, c’est la disponibilité des enseignants ainsi que leur bienveillance envers les étudiants. Ensuite, ce sont les rencontres "virtuelles" mais enrichissantes avec les étudiants de la promotion répartis aux quatre coins du monde.

Actuellement, j’évolue dans la même structure : je suis en charge des étudiants en soins infirmiers et je suis responsable de la coordination pédagogique (15 unités d'enseignement sur trois ans). Je développe le volet formation continue de l’institut à destination des professionnels de santé.

Olivier BARRAS

Après avoir obtenu un BTS informatique industrielle, j’ai rejoint le monde du travail et j’ai été salarié pendant 16 ans dans le secteur du commerce de mobilier. En 2012, j’ai décidé de reprendre des études et je suis entré en DUFA, le Diplôme Universitaire de Formateur d’Adultes au département SEFA, j’ai enchaîné l’année suivante par une Licence, puis un Master… J’ai validé en septembre 2016 le Master Ingénieur Pédagogique Multimédia. En quelques années, j’ai donc suivi tout le cursus proposé par l’équipe et rédigé pas moins de quatre mémoires !

J’ai beaucoup apprécié l’accompagnement et l’encadrement proposés aux étudiants. Au SEFA, il y a une grande hétérogénéité des apprenants. Dans les promotions, on trouve la plupart du temps un quart d’étudiants de Formation Initiale, il s’agit de ceux qui n’ont jamais interrompu leur cursus, et trois quart d’étudiants de Formation Continue, c’est-à-dire des étudiants qui ont arrêté leurs études, pour travailler (comme moi), qui ont pris du temps pour élever leurs enfants… Et les parcours professionnels de celles et ceux qui veulent travailler dans la formation des adultes sont variés !

Quelques jours après la soutenance de mémoire du Master IPM, j’ai eu un premier entretien professionnel au sein de l’entreprise Callimédia de Montpellier. J’ai été sélectionné, recruté et aujourd’hui, les missions qui me sont confiées sont riches : réponses aux appels d'offre grands comptes, analyse des besoins, formalisation des synopsis, prototypage, rédaction des storyboards, coordination avec l’équipe d’infographistes et le responsable du pôle de rédaction scientifique pour le suivi de production, prestation de conseil en ingénierie pédagogique innovante, work Shop clients, réalisation de teasers vidéo de promotion des parcours de formation clients, mise en place d'outil d'amélioration continue des process d'ingénierie, veille technico-pédagogique, administration de plateformes e-Learning, reporting...

Je considère aujourd’hui avoir atteint mes objectifs professionnels et personnels, à savoir une reconversion réussie dans le domaine de la formation d’adultes, concrétisée par un poste d’ingénieur pédagogique multimédia dans le sud de la France. J’encourage donc celles et ceux qui envisagent ce parcours à le poursuivre au sein du département SEFA de l'Université de Lille - Sciences et Technologies.